Une lecture sympa pour cette fin d’année… « Me and Vegas »…

J’ai pas mal voyagé, mais je n’ai pas encore réussi à inscrire Vegas à mon carnet de route… J’imagine que si vous êtes sur cet article en ce moment, en train de lire ces quelques lignes, c’est que pour vous aussi, Vegas est une ville qui vous fait rêver… Malheureusement, je ne suis pas là pour vous raconter mes histoires vegasiennes, mais plutôt pour vous faire partager une lecture qui m’a été forte agréable, le récit d’un joueur amateur dans cette antre du poker…

Quelques mots sur l’auteur

Stéphane « Dr Preflop » Regniers est un joueur amateur de poker, un vrai passionné… Vous pouvez le rencontrer via le groupe qu’il a lancé sur Facebook « Flop me, I’m Famous« . C’est avec pas mal de succès qu’il a lancé ce groupe courant 2012. Aujourd’hui, le groupe est composé de 170 membres, comme vous et moi, passionnés de poker… Au fil de l’eau, Dr Preflop partage les plans pokeristiques intéressants, les liens permettant de visualiser de bonnes vidéos…

Mais aujourd’hui, je suis là pour vous parler de l’histoire courte qu’il a écrit relatant son passage dans la ville du gamble, de la luxure, du vice !!! Voulant juste nous faire partager son expérience, il a décidé de diffuser librement le fichier afin que tout le monde puisse profiter de son récit… Il est toujours agréable de se faire lire 🙂

Quelques mots sur l’histoire

Dr Preflop nous narre son passage dans cette ville mythique: son passage devant le panneau « Nevada », son arrivée à l’hôtel, ses premières sorties…Et surtout sa première expérience de tournoi dans un des plus mythiques casinos de Vegas….Il nous fait vivre ses doutes, son stress, ses reads sur les joueurs, ses rencontres….

Bref, autour de ces 31 pages, vous allez passer un bon moment pokeristique….  Et parce que des extraits valent bien mieux que du blabla…

Deux extraits

L’arrivée à Vegas

Le trajet dure une éternité, à bord d’une Mustang aussi frustrée que moi de ne pas dépasser les 70 miles à l’heure. J’aurais du écouter Natalie sur ce coup. Cette dépense n’était pas vraiment utile, d’autant que l’européen que je suis pensait être original en louant cette caisse, mais ce n’est pas moins de soixante mustangs que nous avons croisé tout au long de notre périple. Première pause après deux heures et demie de voyage sur une aire d’autoroute fréquentée par des routiers mexicains. Ici on mange gras, très gras. Le papier qui enrobe mon petit déjeuner en témoigne, il transpire de lipides. Heureusement les Américains savent se désaltérer, il servent des verres d’un demi-litre de ce que vous voulez. 

Une fois ingurgitée mon eau tiède prétendument aromatisée au café, on poursuit notre itinéraire. Le paysage change petit à petit. D’une ville très industrialisée, nous passons à des étendues agricoles à perte de vue, puis au détour d’un long virage, nous voilà aux portes du désert du Nevada. Bizarrement, ce vide, cette absence de tout, je trouve ça beau. Défilent ensuite les publicités pour les hôtels, les shows, les clubs de striptease, tout cela à près de 50 miles de notre destination, dans le désert le plus profond. 

Les seules âmes qui vivent se regroupent dans de petites maisons délabrées, entourées d’un grillage rouillé. Au-dessus de leurs têtes, on vend du rêve à quelques centaines de dollars. Le prix de leur baraque, et encore.Nous approchons enfin du but. « Welcome to faboulous Las Vegas ». Je ne peux pas louper cette occasion. 

– Natalie, arrête-toi, là, tout de suite.

– Quoi, là, mais ce n’est pas possible. On est sur Las Vegas Boulevard !

– Arrête-toi, je te dis. Et prends-moi en photo devant le panneau. Ce ne sera pas long.

Ça, c’est fait. Elle reprend le volant, non sans me traiter de gamin. Je m’en fous. Il me fallait cette photo. J’aperçois déjà notre hôtel au loin. Le MGM Signature.

La découverte des vilains

Deux joueurs en particulier attirent mon attention.Un homme d’une quarantaine d’années, corpulent, du genre bavard, chaînes en or autour du cou et bracelets du même bois aux poignets. La discussion qu’il a entamée avec les autres joueurs de la table porte sur un bracelet justement. Un instant je frémis et me demande s’il peut s’agir d’un bracelet WSOP. Je n’arrive pas bien à suivre la conversation à cause du brouhaha ambiant, mais quoi qu’il en soit, ce bracelet attire autant la convoitise des autres joueurs qu’il leur impose un respect voire même une crainte. 

L’autre joueur est jeune, enfin, un jeune comme moi, la trentaine… tout est relatif. Les lunettes de soleil, un écouteur d’iPhone (ou d’iQuelque chose) en place, décontracté, nonchalamment avachi sur son siège, faisant semblant de regarder ailleurs de temps à autre. Il possède une montagne de jetons qu’il empile devant lui,et parle souvent et fort. C’est monsieur « Where are you from? », question qu’il pose à tous les adversaires qui osent s’engager dans un coup contre lui. Monsieur d’où viens-tu est sympa, le type cool, du genre qui te veut pas de mal, mais qui a la particularité de faire des réflexions sarcastiques sur la façon dont les coups sont joués, tout en gardant son air débonnaire. Belle performance d’acteur, c’est un shark j’en mettrais ma main à couper. Mon petit doigt (de la main non encore coupée) me dit qu’il pourrait me poser des problèmes si je le retrouvais le lendemain à ma table.

 Alors ça vous a donné envie ? Pour vous procurer le pdf, c’est ici. Je vous souhaite une bonne lecture… Et si vous avez besoin d’une bonne idée cadeau

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